Pluie et école à la maison : quand les mères prennent le relais
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Quand les pluies s’abattent sur plusieurs régions du Maroc, les autorités optent parfois pour l’enseignement à distance afin de garantir la sécurité des élèves. Une décision nécessaire, mais qui transforme immédiatement le quotidien des familles, et plus particulièrement celui des mères, en véritables cheffes d’orchestre du foyer.
Entre école virtuelle et réalité domestique
Dès l’annonce des cours à distance, la maison se réinvente. Le salon devient salle de classe, la chambre un espace de concentration, et la cuisine un refuge entre deux connexions instables. Pour de nombreuses mères, il ne s’agit pas seulement de surveiller un écran, mais d’accompagner l’enfant dans une nouvelle façon d’apprendre, souvent déroutante.
Les plus jeunes ont besoin d’une présence constante : expliquer une consigne, calmer une frustration liée à un problème technique, ou simplement encourager. Les plus grands, eux, demandent un cadre clair pour rester concentrés malgré l’absence de l’enseignant.
Organisation : le mot-clé des jours pluvieux
Face à cette situation, beaucoup de mères misent sur une organisation souple mais structurée. Horaires affichés, pauses planifiées, espace dédié aux devoirs : ces petits ajustements permettent de réduire le stress et d’installer une routine rassurante.
La gestion du temps devient essentielle, surtout pour les femmes qui travaillent à distance ou doivent jongler entre plusieurs enfants de niveaux différents. L’objectif n’est pas la perfection, mais l’équilibre.
Soutenir sans surcharger
Au-delà de l’aspect scolaire, l’enjeu est aussi émotionnel. Les journées pluvieuses, combinées à l’isolement à la maison, peuvent peser sur le moral des enfants. Les mères jouent alors un rôle clé : dédramatiser, expliquer la situation, rappeler que cette organisation est temporaire.
Certaines transforment même ces journées en opportunité, en alternant apprentissage et moments partagés : lecture commune, discussions libres ou activités calmes adaptées au contexte.
Une résilience discrète mais essentielle
L’enseignement à distance imposé par les intempéries révèle une fois de plus la capacité d’adaptation des mères marocaines. Entre contraintes climatiques, exigences scolaires et responsabilités familiales, elles construisent, souvent dans l’ombre, un environnement propice à l’apprentissage et au bien-être.
Si la pluie complique le quotidien, elle met aussi en lumière cette force tranquille : celle des femmes qui, jour après jour, transforment les imprévus en solutions.





