Quand la mode et l'automobile font leur show ensemble
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L'Auto-Moto Morocco Fashion Week a tenu sa 4e édition les 14 et 15 juin au DoubleTree by Hilton. Tesla, Harley-Davidson, caftans et Miss Bulgarie : un cocktail détonnant.
Une Tesla aux côtés d'un caftan brodé à la main. Des Harley-Davidson rugissant à deux pas d'un défilé haute couture. Miss Bulgarie découvrant Casablanca pour la première fois. L'Auto-Moto Morocco Fashion Week, c'est tout ça à la fois, et c'est précisément ce qui en fait l'un des événements les plus inclassables du calendrier lifestyle marocain.
Pour sa quatrième édition, l'Auto-Moto Morocco Fashion Week a investi les 14 et 15 juin le DoubleTree by Hilton Casablanca City Center avec une ambition décuplée. Fondé et présidé par Imane Belmkaddem - représentante officielle du European Fashion Council au Maroc, en Afrique du Nord et en Scandinavie - l'événement s'est imposé en quelques années comme un rendez-vous hybride et audacieux, à la croisée de l'automobile, de la mode, de la diplomatie culturelle et du lifestyle.Cette édition 2026 restera dans les mémoires pour une première historique : la présence de Tesla au Maroc dans le cadre d'un événement de cette envergure. La marque californienne, symbole mondial de la mobilité électrique et du design avant-gardiste, a apporté une dimension résolument futuriste à la manifestation, rappelant que la mode et l'innovation technologique partagent plus qu'il n'y paraît : une même obsession du détail, du geste et de l'image.
Sur la piste des deux-roues, le H.O.G. Rabat Chapter - unique club officiel Harley-Davidson au Maroc - a fait résonner ses moteurs avec cette élégance propre aux amoureux de la route. Au-delà du spectacle mécanique, ces passionnés incarnent une certaine idée du voyage : celle qui passe par les routes de montagne, les villages oubliés et les rencontres improbables. Un tourisme lent, ancré dans les territoires, que le club promeut à travers tout le Royaume.
Côté créateurs, trois univers ont cohabité avec bonheur. Le grand styliste marocain Mao Lakhdar a déployé une collection rendant hommage au caftan dans ce qu'il a de plus précieux : le benchrif, le brocard de Fès, les couleurs du sud et de l'Atlas. Des matières ancestrales, des coupes contemporaines — et cette manière de rappeler que le savoir-faire marocain n'a rien à envier à aucune maison européenne.
La créatrice Madina Khat, en collaboration avec l'Ambassade de Russie au Maroc, a quant à elle proposé un dialogue entre cultures à travers des créations mêlant artisanat et raffinement, témoignant de ce que la mode peut faire quand elle se met au service des échanges. La maison bulgare Provocative a complété ce triptyque avec une vision audacieuse et contemporaine de la féminité, accompagnée de la présence de Veronica Stefanova, Miss Bulgarie — venue pour la première fois au Maroc et visiblement conquise.
Le moment le plus inattendu — et le plus réussi — fut sans doute le défilé sensoriel imaginé comme une expérience immersive à part entière. Les créations florales de Les Fleurs de Mariem ont transformé l'espace en un univers poétique. Les œuvres-vêtements de la peintre Fatima El Hajjaji, présentées avec Taragalte Stockholm, ont célébré la femme marocaine à travers le zellige, les motifs du patrimoine et les couleurs du Royaume. Les bijoux MGL ont ajouté leur éclat.
L'Auto-Moto Morocco Fashion Week n'est pas un événement comme les autres parce qu'il refuse de choisir son camp. Il est à la fois spectacle et réflexion, glamour et substance, local et international. En quatre éditions, Imane Belmkaddem a réussi à imposer un format unique dans le paysage culturel marocain — celui d'une plateforme où la créativité sous toutes ses formes trouve sa place, et où Casablanca joue enfin le rôle de grande métropole qu'elle mérite.




