Mounia Amor dévoile L’Envers des formes à la So Art Gallery de Casablanca
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Quelques années après « Ambre et Lumière », présentée à la So Art Gallery, l’artiste peintre Mounia Amor Cheikh Lahlou revient sur la scène artistique avec une nouvelle série consacrée à l’abstraction, à la lumière et aux structures invisibles qui façonnent notre perception.
Intitulée « L’Envers des formes », cette exposition personnelle a été inaugurée le mardi 22 septembre 2026 à la So Art Gallery de Casablanca. À travers des œuvres inédites, l’artiste poursuit une recherche plastique où la peinture devient autant un espace visuel qu’un territoire de réflexion.
Une abstraction entre architecture et mouvement
Dans cette nouvelle série, Mounia Amor s’éloigne d’une conception purement décorative de l’abstraction. Ses compositions reposent sur des rapports subtils entre lignes, volumes, espaces et couleurs, donnant naissance à des équilibres qui semblent constamment en mouvement.
Les œuvres sont construites autour d’une opposition entre structure et liberté. Des bandes verticales et des aplats colorés composent souvent les arrière-plans, installant une profondeur volontairement sobre. Des formes plus denses viennent ensuite s’y inscrire, parfois avec netteté, parfois dans une apparente transparence.
Cette organisation crée des espaces picturaux ambivalents, situés entre ordre et désordre, présence et effacement. Les formes semblent ainsi apparaître progressivement, comme des fragments détachés d’un univers architectural ou des éléments suspendus dans un espace indéfini.
Quand la lumière devient matière
La lumière occupe une place centrale dans le travail présenté à travers « L’Envers des formes ». Elle n’est pas uniquement utilisée pour révéler les volumes : elle devient elle-même un élément constitutif de l’œuvre.
Des pièces telles que « Rayonnement », « Eclipse » ou « Ascension » prolongent cette réflexion. À travers elles, l’artiste interroge la présence, la disparition et ce qui demeure lorsque le visible se transforme.
La démarche de Mounia Amor confère ainsi à ses compositions une dimension méditative. L’abstraction ne cherche pas nécessairement à représenter un objet ou un paysage identifiable, mais à suggérer des forces et des relations qui échappent au regard immédiat.
Une recherche autour de l’équilibre
L’exposition développe également une réflexion sur l’équilibre. Celui-ci n’est jamais présenté comme une situation définitive. Il apparaît plutôt comme un état fragile, produit par la confrontation entre plusieurs éléments.
Géométrie et intuition, densité et légèreté, maîtrise et spontanéité se rencontrent dans les compositions. Chaque élément semble participer à une construction plus vaste, tout en conservant une forme d’autonomie.
Cette approche permet à l’artiste de développer une écriture picturale où le mouvement naît précisément de la tension entre des éléments qui pourraient, au premier regard, sembler opposés.
Une invitation à ralentir le regard
Avec cette série, Mounia Amor propose une abstraction à la fois mentale, poétique et contemplative. Les œuvres invitent le spectateur à dépasser la seule perception des formes pour s'interroger sur ce qui les relie et sur les structures qui peuvent se cacher derrière le visible.
« L’Envers des formes » s’inscrit ainsi dans la continuité de la recherche plastique de l’artiste tout en ouvrant un nouveau chapitre de son travail. La matière, la lumière et l’espace deviennent les points de départ d’une expérience où le regard est invité à prendre son temps.
Présentée à la So Art Gallery de Casablanca, cette nouvelle exposition marque le retour de Mounia Amor avec un ensemble d’œuvres qui approfondit son exploration de l’abstraction et de ses possibilités comme langage artistique.





